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# Posté le samedi 14 janvier 2006 09:09

Biographie générale de jean_jacques goldmann

Biographie générale de jean_jacques goldmann
Jean-Jacques Goldman

Jean-Jacques Goldman est né le 11 octobre 1951 dans le XIXe arrondissement de Paris, de Alter Mojze Goldman, un ouvrier tailleur d'origine polonaise, et de Ruth Ambrunn Goldman, une immigrée allemande, qui se sont rencontrés dans le Paris de l'après guerre. Jean-Jacques est le troisième de quatre enfants. Pierre, son demi-frère, premier enfant de son père, mènera une vie aventureuse et sera assassiné en 1979 dans des circonstances encore mystérieuses. Évelyne, sa s½ur naît en 1950 et deviendra médecin. Enfin, Robert, le dernier, qui sera pour Jean-Jacques un ami et un associé, naît le 6 juin 1953.

Jean-Jacques mène une enfance et une adolescence tranquille auprès de sa famille à Montrouge. En 1962, ses parents le poussent à apprendre le violon et le piano il s'exécute, mais sans grande conviction. C'est en 1965 qu'il reçoit son premier choc musical en entendant Think d'Aretha Franklin. Il se met à la guitare et commence sa carrière. En 1966, il rejoint le groupe des Red Mountains Gospellers formé d'une bande de copains du lycée et qui se produit dans l'église Saint Joseph de Montrouge. Le prêtre est emballé par le groupe et les aide à financer leur premier album qu'ils auto-produiront.

Après avoir joué avec plusieurs groupes dans des bals, il se lance pour la première fois sur scène avec les Phallanster au Golf Drouot.

Il ne laisse pas pour autant tomber ses études et après avoir été reçu avec mention à son Baccalauréat D en 1969, il entre sans conviction dans une prépa HEC parisienne. Il ne réussit pas à intégrer une des prestigieuses Parisiennes, mais intègre tout de même l'EDHEC à Lille. En 1973, il a deux diplômes en poche : celui de l'EDHEC et une licence de sociologie qu'il a préparée parallèlement.

Un peu baroudeur, il met à profit ses vacances pour découvrir d'autres pays : la Suède en 1971, la Turquie en 1972, puis le continent américain (États-Unis, Canada, Mexique) en 1973. L'année suivante il doit partir faire son service militaire dans l'armée de l'air. À son retour en 1975, il retrouve Catherine qu'il épouse quelques mois plus tard. 1975 est une année chargée pour Jean-Jacques Goldman qui va intégrer le groupe Taï Phong (Grand Vent en vietnamien). Leur premier album sort la même année et Sister Jane rencontre un énorme succès. Parallèlement, il enregistre quelques titres en solo qui ne rencontrent pas de succès. Peu à peu, le groupe s'essouffle et ses membres parviennent à la conclusion qu'ils ne peuvent plus travailler ensemble. Jean-Jacques Goldman décide de partir et cède sa place à Michael Jones avec qui il se lie d'amitié.

En 1977 naît son premier enfant, Caroline, qui sera suivie en 1979 de Michael, puis de Nina en 1984.

Jean-Jacques Goldman se lance alors dans une carrière solo avec des textes en français qu'il écrit lui-même. Les débuts sont plutôt difficiles et au début des années 80, il s'est presque résigné à travailler dans le magasin de sport de son frère pour gagner sa vie. C'est par hasard qu'il rencontre un ami qui cherche des chansons pour lancer une jeune chanteuse. Ce projet n'aboutira pas, mais Marc Lumbroso a repéré l'auteur compositeur et décide de le lancer.

En 1981, il signe un contrat pour 5 albums avec le label Epic chez CBS. Le premier fortement inspiré de la musique anglo-saxonne des années 70-75 connaît un succès mitigé. Puis, en 1982, sort Quand la musique est bonne qui rencontre un immense succès. Jean-Jacques Goldman reçoit le Diamant de la chanson française "meilleur espoir 1982". Dès lors les albums se succèdent et le phénomène Goldman grandit. Ses innombrables tubes sont repris en choeur par des milliers d'admirateurs qui entonnent en choeur les paroles de Comme toi, Je te donne ou encore Je marche seul.

Malgré son succès Jean-Jacques, Goldman garde la tête sur les épaules et continue d'habiter à Montrouge avec sa famille. Il s'est engagé dans de multiples combats qui lui tiennent à c½ur : en 85, au côté de Renaud pour l'Éthiopie, au côté de Coluche l'année suivante pour les restos du c½ur. Il est devenu un des "enfoirés" qui chaque année se mobilisent pour réunir des fonds grâce à la soirée des enfoirés (dont il est un des piliers et organisateurs) qui réunit de nombreux artistes français.

Il continue à chanter et écrit des textes pour de nombreux artistes tels Johnny Hallyday, Khaled (Aïcha) ou encore Céline Dion qu'il a fait connaître aux Français au milieu des années 90. Il a souvent travaillé en collaboration avec d'autres chanteurs notamment avec Michael Jones et Carole Fredericks. Cette collaboration aboutit à plusieurs albums dont,en 1990, Frederick -Goldman -Jones, puis, en 1993, Rouge
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# Posté le samedi 14 janvier 2006 09:15

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 07:04

Son enfance

Son enfance
Enfance de jean jacques goldman

1951

Naissance de Jean-Jacques Goldman le 11 octobre, à Paris (XIXè arrondissement).

Ses parents sont des immigrés juifs qui sont arrivés en France (respectivement en 1924 et 1933). Ils se sont rencontrés aux lendemains de la guerre, en 1948, à Paris.

Papa Goldman s'appelait Alter Mojze Goldman, né en 1909, à Lublin (Pologne), et était un acteur majeur de la résistance juive en France (voir Racines). Il est décédé en décembre 1988, quelques semaines après avoir reçu la légion d'Honneur pour son rôle pendant la seconde guerre mondiale.

Maman Goldman est née Ruth Ambrunn, en 1922, à Munich (Allemagne).

Il est le troisième de quatre enfants :

- son demi-frère Pierre (2), né le 22 juin 1944 (voir Racines), révolutionnaire assassiné en 1979,
- sa soeur Evelyne, née en 1950, médecin,
- son petit frère Robert (né le 6 juin 1953), son associé depuis toujours.

1956

Ses parents lui font apprendre le piano, puis le violon. Il arrête ces études musicales classiques en 1968.

1965 - 1967

Jean-Jacques est choriste dans la chorale de l'Eglise de Montrouge, les Red Moutain Gospellers (littéralement, les chanteurs de gospel de Montrouge). Le Père Dufourmantelle, à l'esprit très ouvert, auto-produit un 45 T trois titres, tiré à 1 000 exemplaires, que les membres de la chorale vendent à la sortie de la messe ! Sur ce disque, Jean-Jacques joue de la guitare, de l'harmonica, de l'orgue, et chante.

Jean-Jacques fait un rapide passage chez les scouts.

1969

Bac D obtenu avec mention au Lycée François-Villon (Paris XIVè)

1970 - 1973

Ecole des Hautes Etudes Commerciales (EDHEC) à Lille. Parallèlement, Jean-Jacques obtient une maîtrise de sociologie de la faculté catholique de Lille. Durant les congés scolaires, Jean-Jacques effectue de longs voyages à l'étranger, en stop, avec son ami Jean-Max. Ces périples le mèneront en Suède (1971), Turquie (1972), au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique (1973).

1974 - 1975

Service militaire dans l'armée de l'air.

1975

Pour fêter sa libération de l'armée, Jean-Jacques repart en Turquie avec Jean-Max, lieu de leurs premières escapades. Seulement, Jean-Jacques vient de rencontrer Catherine, qui passe ses vacances en Espagne. La séparation lui est insupportable. Au volant de sa 2 CV, il traverse toute l'Europe pour la retrouver. Plusieurs fois, devant la difficulté, il a la tentation de rebrousser chemin. Surprise, en le voyant arriver, elle se jette dans ses bras. Ils décident de se marier quelques mois plus tard. Cette union est concrétisée par la naissance, en novembre 1977, de Caroline, puis de celle de Michaël (nommé en l'honneur de Michael Jones) en juillet 1979, et de Nina, en 1985.
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# Posté le samedi 14 janvier 2006 09:27

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 07:06

Thai Phong

Thai Phong
Les années Thai phong

1975

En 1975, Khanh Mai et Tai Sinh, deux frères vietnamiens, ont de grands projets musicaux. Khanh est ingénieur du son, et Tai est employé de banque. En duo (appelé Mousson), ils ont déjà remporté un championnat musical d'Ile de France. Pourtant, en dépit de cette reconnaissance et des fréquentations de Khanh dans le milieu musical, les portes des maisons de disques restent désespérément closes.

Tai et Khanh décident de fonder un nouveau groupe qu'ils appellent Tai Phong ("grand vent" en vietnamien). Ils passent une petite annonce dans l'hebdomadaire musical le plus en vogue, Melody Maker. Les deux musiciens qui répondent à l'annonce partiront au bout de six mois, obnubilés par leurs envies de gloire.

Au cours d'une soirée chez des amis communs, Tai et Khanh rencontrent Jean-Jacques. Le courant passe immédiatement entre eux. Jean-Jacques, effacé mais tout aussi capable, musicalement parlant, que ses deux prédecesseurs dans le groupe, n'a pas de problème d'ego.

Jean-Alain Gardet, qui habite dans le même immeuble que Jean-Jacques, est en préparation HEC. Il a une formation jazz classique, et joue des claviers. Jean-Jacques le persuade de rejoindre le groupe.

Les répétitions ont lieu chez Khanh, et le groupe pose les bases d'un rock symphonique à la manière des Genesis de la même époque. Mais le batteur ne donne pas satisfaction, et est remercié.

Quelques jours plus tard, ils rencontrent Stephan Caussarieu, un batteur de jazz qui a tout juste dix-huit ans, qui vient de passer quatre ans dans la classe de Kenny Clarke.

Tout en conservant leur activité professionnelle (Jean-Jacques travaille dans le Sport 2000 que gère Robert à Montrouge), Tai Phong répète le soir et les week-ends, de manière très consciencieuse et très professionnelle.

Leur première maquette est acceptée par plusieurs maisons de disques. Le groupe n'en revient pas ! Cela leur permet de signer un contrat avantageux avec les plus conciliants, Warner. Le groupe est managé par Dominique Lamblin, produit par Jean Mareska, et la réalisation est assurée par Khanh et Andy Scott.

Le premier album sort en 1975, et s'appelle, sobrement, Tai Phong. Le premier extrait, Sister Jane, connait un véritable succès sur les ondes et dans les discothèques. L'album contient six titres (dont un, Goin' away, écrit et composé par Jean-Jacques). Un autre 45 T, qui contient des titres qui ne figurent pas sur l'album (If you're headed north for winter, écrit par Jean-Alain Gardet, et Let us play, écrit par Jean-Jacques Goldman), sort parallèlement.

Rock 'n Folk voit en Tai Phong "l'espoir du rock made in France". Ils doivent cependant essuyer des critiques parce qu'ils ne chantent pas en français. Eux rétorquent qu'ils sont européens, pas spécifiquement Français. Ils font un passage remarqué à la télévision.

Jean-Jacques fuit les fans qui demandent des autographes, et nie être le chanteur de Tai Phong devant les clients du Sport 2000 qui le reconnaissent.

1976


Sortie du deuxième album de Tai Phong, Windows. Bien que Games, un slow sirupeux, aurait pu connaître la même destinée que Sister Jane, Windows ne connaîtra pas le succès. Jean-Jacques n'a écrit qu'un seul titre pour cet album, When it's the season.

Sa découverte de Léo Ferré et de Georges Brassens quelques années auparavant fait penser à Jean-Jacques qu'il doit être possible de chanter en français, et de ne pas se contenter d'être un "chanteur à texte". Un 45 T en solo sort, qui contient deux titres : C'est pas grave papa et Tu m'as dit.

Des doutes commencent à percer au sein de Tai Phong. Jean-Alain Gardet réalise un album solo, sous le nom de Alpha Ralpha. Tai quitte le groupe.

1977

Un 45 T de Tai Phong sort : Follow me (écrit par Jean-Jacques) et Dance (Tai Sinh) tombent rapidement dans l'oubli, alors que Follow Me aurait dû connaître plus qu'un succès d'estime.

Jean-Jacques persiste dans sa tentative en solo avec un second 45 T : Les nuits de solitude (titre résolument disco) et Jour bizarre, qui n'aurait pas démérité dans Entre gris clair et gris foncé.
1978

Jean-Alain Gardet et Tai Sinh ont quitté le groupe. Une petite annonce est passée pour trouver deux remplaçants. Pascal Wuthrich et Michael Jones font leur entrée. Michael est censé remplacer Jean-Jacques, qui ne veut pas faire de tournée, et montre de plus en plus son désaccord vis à vis des chansons en anglais. Berger, Cabrel, et quelques mois plus tard, Balavoine, sont en train de révolutionner la chanson française.

Jean-Jacques sort un troisième 45 T en solo : Back to the city again et Laëtitia.

Il accepte de prêter son concours à un 45 T pour Tai Phong : Back again (écrit par Jean-Jacques) et Cherry (Khanh Mai). Cherry est le premier duo entre Jean-Jacques et Michael Jones...

1979

Une année de doute pour Jean-Jacques, marquée par une production aussi importante que variée.

Il accepte de revenir faire un tour pour le troisième et dernier album de Tai Phong, au titre révélateur : Last flight. Jean-Jacques signe deux titres empreints de nostalgie pour cette période : End of an end et Sad passion.

Un autre 45 T de Tai Phong avec des titres inédits (Fed up, de Jean-Jacques, et Shanghaï Casino, de Khan Mai) sort pour plonger aussitôt dans l'anonymat.

Un maxi 45 T réalisé par Khanh Mai sort sous le nom de Tai Phong, qui reste une pièce unique : en face A, on trouve différentes fréquences qui permettent le réglage des platines de l'époque. En face B, deux titres : Sono et Rise above the wind. Ce dernier titre, qui dure dix-neuf minutes, comprend des répétitions et l'accordage des différents instruments.

A cette époque, bien qu'il soit toujours employé du magasin de sport de Robert, et que Catherine soit sur le point d'achever ses études de psychologie, la venue au monde de Caroline deux ans plus tôt ne permet pas à Jean-Jacques d'assurer un train de vie décent à sa famille. Il enregistre donc un 45 T et un maxi 45 T de reprises de tubes des années 60, à la Rockcollection, qu'il intitule Slow me again, et qu'il signe sous le nom de Sweet Memories. Sur la face B du maxi 45 T, on peut trouver la version anglaise de Les nuits de solitude, Just a dream, proposé à Tai Phong et refusé par Khanh Mai.

Tai Phong se dissout. "Le groupe s'est arrêté parce que les groupes, ça meurt", déclare Jean-Jacques quelques années plus tard.
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# Posté le samedi 14 janvier 2006 09:32

La musique est Bonne..!!

La musique est Bonne..!!
La musique est bonne


Epic le persuade aussi d'adapter ses titres en langue étrangère afin de s'exporter. C'est ainsi que le chanteur écrit "Just a little sign" qui sort en Allemagne, ainsi que "Como tu", en Espagne sans aucun succès.

En 1982, sous la pression de la maison de disques, Jean-Jacques Goldman sort un second album qu'il veut appeler "Minoritaire". Une nouvelle fois, il essuie un refus et le disque sort sans titre. "Quand la musique est bonne" est le premier extrait et connaît un succès phénoménal. Sa voix relativement haut perchée et ses mélodies bien ficelées deviennent la marque de reconnaissance du chanteur. Mais les textes sont sans doute ce qui est le plus important pour son nouveau public. Ils ont d'ailleurs un très grand impact. Ses titres révèlent une personnalité intègre, mais rien de la vie privée du chanteur ne transparaît. Sa sincérité semble être la principale raison de son succès.

Un second titre, en 83, est extrait de l'album et s'intitule "Comme toi". Littéralement propulsé aux sommets des hit-parades, ce titre permet à Jean-Jacques Goldman de recevoir le Diamant d'Or de la Chanson Française. Le troisième extrait "Au bout de mes rêves" le confirme comme une nouvelle valeur de la chanson française. Malgré ses réticences, il accepte de faire une tournée qui dure jusqu'en mai 84 avec un crochet par l'Olympia à Paris du 26 mars au 1er avril.

Sans look spécifique ni vie privée tapageuse, Jean-Jacques Goldman est un individu relativement timide qui supporte assez mal le système de vie imposé par le show-business. Dès qu'il revient chez lui, il rejoint sa femme et ses enfants (Caroline née en 76 et Michaël né en 1980, un troisième naîtra en 84). Il essaie aussi de les préserver de toute l'agitation qui l'entoure.
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# Posté le dimanche 26 février 2006 08:53